Notre histoire

 

  

 

 

 

SI  THIEUX  M'ÉTAIT  CONTÉ

 

 

 

 

 

D'altitude moyenne de 155 mètres, notre village devait être agrémenté et parfumé de tilleuls. Ainsi, le bon sens paysan l'a nommé "Tilleul" en 1119.

Joli nom, n'est-ce-pas ? Imaginez votre adresse en 1129 : j'habite au 100 pas de la rose à Tilleul ! Mais en ancien français "tilleul" se disait "Teil". Le patois picard et celui de notre campagne ont transformé "Teil" en "Tilz". L'orthographe n'étant pas fixée, le nom de notre village "Till" s'est modifié en "Taux" puis en "Teil".

Heureux temps où l'orthographe n'était pas très importante. Nombreux élèves seraient contents de revenir à cette belle époque sans règle académique ! Terminées les dictées et les remontrances !

Pourtant le nom de notre village, s'est définitivement fixé en 1240 et a donné naissance au nom de THIEUX. Un établissement de templiers devait exister à Thieux mais on n'en connaît pas l'emplacement précis.

Thieux semblait être un grand village et comptait 220 habitants en 1720. L'église fut construite au XVIII  siècle. On dénombrait 532 habitants en 1806. Il existait deux moulins à vent. Les habitants fabriquaient autrefois beaucoup de toiles, notamment à partir de chanvre.

L'exode vers les pôles industriels ramena la population à 331 habitants en 1899. Aujourd'hui, notre village compte environ 410 habitants qu'on appelle THILSOIS et THILSOISES.

Thieux a aussi subi l'histoire récente. Au cimetière de Thieux, chacun peut se recueillir sur la sépulture de 5 aviateurs anglais de la Royale Air Force, tombés sur le territoire de Thieux le 13 juin 1944. Ne les oublions pas.

 

CASS Sydney, DEELEY Geoffrey, LAWRENCE George, NEWTON Clifford, RENTON William

 

 L'ancienne gare de Thieux de la ligne Crèvecoeur le Grand - Saint Just en Chaussée, qui passait par Francastel, Froissy, Noyers Saint Martin, Thieux et Wavignies, cessa son activité le 30 avril 1961 après 70 ans de service. "Le tortillard" comme les anciens racontent ! A l'heure du TGV, les petites lignes de chemin de fer n'ont plus cours. Quel dommage ! C'eût été une façon de préserver notre environnement.

 

 

 

 

Histoire de Notre-Dame de la Route

 

 

 

 

 

   A l’entrée de notre village, en arrivant de Wavignies, se dresse la statue de Notre-Dame. Connaissez-vous son origine ? Non ? Alors, laissez nous vous conter son histoire.

   D’abord, la Vierge est la patronne de notre village,  elle est représentée sur le calvaire devant notre église.

   A la fin de la seconde guerre mondiale,  après de longs mois de souffrances, de frustrations et d’absences, Thieux put enfin célébrer le retour de ses prisonniers. Les 28 villageois prisonniers de guerre revinrent un à un dans la joie générale. Pour les accueillir,  le village se rassemblait à l’entrée du pays, à l’endroit même où la statue de la Vierge se trouve actuellement. Chaque prisonnier fut accueilli avec enthousiasme par les gens du village, au son joyeux des cloches de l’église.

   Les prisonniers gardèrent de ces instants un souvenir inoubliable.

   Dans le village, on entendait le souhait, maintes fois exprimé, qu’il fallait perpétuer par un moment pieux la reconnaissance que les prisonniers avaient vouée à Notre-Dame.

   Les Dames de la Ligue s’emparèrent de cette idée et organisèrent une collecte qui permettrait d’acheter une statue de la Vierge.

  Les habitants furent très généreux.

  Monseigneur Roeder, ému de ce geste, promit d’assister à l’inauguration de la statue.

   Pour avoir sa présence, il fallut fixer la date de la fête en pleine moisson. Mais notre population rurale, malgré le dur labeur auquel elle se livrait en août, ne recula devant aucun sacrifice.

   C’est ainsi que le dimanche 10 août 1945, une messe fut célébrée dans l’église de Thieux, ornée pour la circonstance avec une décoration artistique originale.

   Rares étaient les foyers qui n’étaient pas représentés. Monseigneur félicita les prisonniers de leur attachement à la vierge. Il leur conseilla de prendre Notre-Dame de la route comme guide et comme conseillère pour les aider à suivre le chemin de la vie.

   L’après-midi, une procession s’organisa dans les rues de notre petit village. La statue de Notre-Dame de la Route, traînée par un char et entourée de tous les prisonniers, traversa Thieux, bénissant chaque foyer, avant d’être fixée à l’entrée du village. Pendant que la Vierge était posée sur son piédestal, la foule récita deux dizaines de chapelets et entendit une dernière fois Monseigneur. Puis, les prisonniers firent tomber le voile qui recouvrait la statue et celle-ci apparut dans toute sa blancheur.

   Le 10 août 1945 fut une journée d’union et de reconnaissance et laissa aux Thilsois présent un souvenir inoubliable.

 

 

 

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J'ai consulté le site de la Maire de Thieux avec émotion, natif de ce village (1949) j'ai retrouvé des noms qui m'étaient familiers. Je vous joins une photo du bureau de poste de 1950, elle rassemble mes parents et Mme DHARDIVILLERS Jeanne voisine du bureau, qui pose avec son chien. Je suis dans les bras de ma mère, Marcelle. Mon père, Louis Miallet, était "receveur des postes" comme l'on disait alors. Cette photo prise par un photographe ambulant, a été tirée un temps en carte postale. Je vous la cède bien volontiers, si vous souhaitez l'intégrer à votre livre d'or. cordialement, Jean-Louis Miallet.

 

 

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COMMUNIONS  SOLENNELLES  DU 2 JUIN 1935 A L'EGLISE DE THIEUX

 

 

Le curé de l'époque était l'abbé Despréaux et il est entouré de Guy DOUCHET, Michel LENS, Eugène LETURCQ, Charles RIBIER, Edmond SOREL, Lucien TOURTE, ainsi que Raymonde DEMONCHY, Simone HERMAND, Andréa PIERRE, Céline TOURTE, Marguerite TOURTE, Gisèle VERSLUYS.

 

 

COMMUNIONS  SOLENNELLES  DU 2 JUIN 1935 AVEC

LES RENOUVELLANTS DU  25 MAI 1933  A L'EGLISE DE THIEUX

 

 

 

Toujours auprès de  l'abbé Despréaux on peut reconnaitre, Jacques MARTIN, Edouard ERMANT, Gaston BYTEBIER, Jean-Jacques SOREL, Philippe DEVILLERS, Eugène RICHARD, Henri TOURTE, Emile BOCLET, Emilie LETURCQ, Raymonde LETURCQ, Thérèse TOURTE, Mauricette BEUDIN, Lucienne DEVILLERS, Suzanne TOURTE, Yvonne CHABAILLE.

 

 

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IL ÉTAIT UNE FOIS… L’ÉCOLE

 

 

 

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