Après cette déclaration, le président quitte le pays par la voie aérienne. La répression fait plus de 200 morts.1983-1984 : "émeutes du pain" dans le sud du pays et à Tunis.1987 : Habib Bourguiba est déposé pour "sénilité" par le premier ministre Zine el-Abidine ben Ali qui lui succède.1988 : signature du Pacte national entre le pouvoir et les principales forces politiques à l'exception des islamistes.1989 : Zine el-Abidine ben Ali est élu président avec 99,27% des voix.1991 : la répression s'abat sur le parti islamiste Ennahda.1994 : candidat unique, le président Ben Ali est réélu avec 99,9% des voix.1999 : troisième réélection de Ben Ali avec 99,4% des suffrages.Avril 2000 : décès de Habib Bourguiba.Grève de la faim du journaliste contestataire Taoufik Ben Brik.Avril 2002 : 19 personnes sont tuées dans un attentat contre la synagogue de Djerba, revendiqué par Al Qaïda.Mai 2002 : un référendum constitutionnel adopté par 99,52% des électeurs autorise le renouvellement sans limite des candidatures à la présidence de la République.Septembre 2002 : libération du dirigeant du Parti communiste Hamma Hammami, qui a purgé une peine de onze années d'emprisonnement pour " appartenance à organisation illégale ".Octobre 2004 : Ben Ali réélu pour la quatrième fois avec 94,49 % des voix.Octobre-novembre 2005 : grève de la faim d'opposants, dont des islamistes, pour la défense des libertés publiques.Octobre 2006 : Tunis rompt ses relations avec le Qatar pour protester contre la diffusion, par la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, d'interviews de l'opposant tunisien, Moncef Marzouki.Janvier 2007 : des affrontements ont lieu entre les forces de sécurité et un groupe salafiste près de Tunis. Les 23 mars 1962 et 2 mars 1963 marquent un tournant dans l'histoire de la Tunisie indépendante. En effet, la population agricole ne représentait que 10 à 12 % de l’ensemble de la population française de Tunisie, qui s’élevait à 180 000 personnes en 1956 – dernier recensement de la période du protectorat (250 000 pour la … Le protectorat, instauré à la fin des combats et de la répression des révoltes, s'achève en 1956 avec l'indépendance de la Tunisie 814 Av. Un dialogue national s'instaure alors, sous la direction d'un quartet issu de la société civile et dirigé par le puissant syndicat de l'Union générale tunisienne du travail[30]. Le mouvement de contestation s'étend à l'ensemble de la Tunisie. La plupart des commentateurs définissent les causes de la proclamation de la république par la conjonction de plusieurs facteurs dont la défaillance de la dynastie régnante. Peu de temps après, la France cède la base, finalement rétrocédée le 15 octobre 1963[13]. 27 février : sous la pression de la rue, le Premier ministre Mohamed Ghannouchi démissionne; il est remplacé par Béji Caïd Essebsi. A la suite de ces affrontements, la répression contre les islamistes radicaux s'accentue en Tunisie. Au cours des premiers mois de son gouvernement[4], il manifeste au souverain une certaine considération et mène son action gouvernementale dans la tradition de la cour beylicale imposant la délibération des décrets en Conseil des ministres et leur présentation à la sanction du souverain lors de la cérémonie du sceau qui se déroule au palais beylical tous les jeudis. Les islamistes d'Ennahdha obtiennent une majorité relative (89 sièges sur 217) et concluent une coalition gouvernementale tripartite, rapidement surnommée « Troïka », avec le Congrès pour la République (CPR), un parti de gauche nationaliste (29 sièges), et Ettakatol, un parti social-démocrate membre de l'Internationale socialiste (20 sièges) sur la base d'une répartition des responsabilités : la présidence de la République va à Moncef Marzouki (CPR), la présidence du gouvernement à Hamadi Jebali (Ennahdha) et la présidence de l'assemblée à Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol). Le gouvernement Bourguiba du 15 avril 1956 est constitué ainsi : Habib Bourguiba (président du Conseil, Affaires étrangères et Défense nationale), Bahi Ladgham (vice-président du Conseil), Mongi Slim (ministre d'État), Taïeb Mehiri (Intérieur), Ahmed Mestiri (Justice), Hédi Nouira (Finances), Ferjani Bel Haj Ammar (Économie nationale), Mahmoud El Materi (Santé publique), Mustapha Filali (Agriculture), Ezzeddine Abassi (Travaux publics), Mahmoud Khiari (PTT), Lamine Chebbi (Éducation nationale), André Barouch (Urbanisme et Habitat), Mohamed Chakroun (Affaires sociales), Béchir Ben Yahmed (Information) et Azzouz Rebaï (Jeunesse et Sport). Mai: les salafistes radicaux multiplient les coups d'éclats en incendiant des postes de polices et en attaquant des débits d'alcool dans la ville de Jendouba. Trois jours après l'indépendance, le 20 mars 1956[2], une assemblée constituante est élue en application du décret du 29 décembre 1955[3] pris sur proposition du Premier ministre Tahar Ben Ammar. Ce même jour, après environ un mois de crise sociale, le président Ben Ali limoge son gouvernement et prévoit des élections législatives anticipées dans les six mois. Ainsi peut-on distinguer trois périodes en Tunisie : avant l’indépendance, celle de l ’ « Etat hygiéniste gendarme de la santé publique et de la mise en valeur », puis de l’ « Etat-providence colonial » ; après 1956, celle de l’ « Etat-providence national ». 1911-1921. « Meurtre d'un responsable de l'opposition : « un tournant grave » ». L'opposition et de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme accusent le régime de porter atteinte aux libertés publiques. Le 7 mars, Caïd Essebsi nomme son gouvernement avant que le RCD soit dissous deux jours plus tard. Né à Meknès en 1946 au foyer d’un officier de marine, l’historien Bernard Lugan () était lors des événements tragiques d’octobre 1956 en classe de sixième chez les Oratoriens à Meknès-Plaisance, à une dizaine de kilomètres de la ville.Il fut sauvé par son grand-père, un héros de Verdun qui avait heureusement conservé ses réflexes du temps de guerre. Démographie. Élu le 2 avril 1989 avec 99,27 % des voix (il est alors le seul candidat), il poursuit la politique de Bourguiba dont il se positionne comme le fils spirituel. Mais elle s’inscrit au-delà pour couvrir l’histoire du territoire tunisien depuis la période préhistorique du Capsien et la civilisation antique des Puniques, avant que le territoire ne passe sous la domination des Romains, des Vandales puis des Byzantins. La Tunisie, en 1956, devient un pays indépendant après avoirconnu le protectorat français de 1881 à 1956. Au printemps 2000, une crise politique est déclenchée par la grève de la faim du journaliste Taoufik Ben Brik (correspondant de La Croix). Ceci lui permet de remporter un quatrième mandat le 24 octobre 2004, et participe d'une certaine restauration d'une présidence à vie « déguisée », puisqu'il peut désormais conserver le pouvoir jusqu'à l'âge de 80 ans (75 ans + cinq ans de mandat), c'est-à-dire jusqu'en 2014. Sur le plan économique et social, il réussit à moderniser l'économie qui affiche aujourd'hui une prospérité inédite en Afrique. Etat d’urgence pour lutter contre le mouvement anticolonial. Le projet constitutionnel est totalement réorganisé et rationalisé[31] et une feuille de route organise une sortie de crise par l'achèvement rapide des travaux de l'assemblée constituante et la mise en place d'un gouvernement de technocrates chargé du maintien de l'ordre, de la gestion des affaires courantes et de l'organisation des premières élections présidentielle et législatives sous le régime de la nouvelle Constitution. Ainsi voit-on l'opposition légale accéder à la Chambre des députés pour la première fois lors des élections législatives du 20 mars 1994 à la suite d'une réforme constitutionnelle réservant 20 % des sièges aux partis sans candidats élus dans le cadre du suffrage majoritaire (une clé proportionnelle est utilisée pour les 20 % de sièges réservés). Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le 7 novembre 1987, Zine el-Abidine Ben Ali dépose le président Bourguiba pour sénilité et prend en main les destinées du pays à l'issue d'un « coup d'État médical » unique dans les annales du monde arabe. Certains blocs parlementaires refusent quant à eux de soutenir le gouvernement, arguant qu'il est illégitime car issu du dialogue national[32]. Le premier concerne les dérapages structurels des deux présidents autoritaires qui ont gouverné le pays depuis l’accès de la Tunisie à l’indépendance en 1956 jusqu’au soulèvement du … En l'absence des accusés ou de leurs représentants, personne, à l'exception de quelques députés défendant la mémoire de Moncef Bey, ne tempère la violence du discours accusateur, n'en contredit le contenu ou ne conteste les faits invoqués. Il prononce un véritable réquisitoire contre les Husseinites et, plus particulièrement, leur dernier représentant : Lamine Bey. La Tunisie, en 1956, devient un pays indépendant après avoir connu le protectorat français de 1881 à 1956[1]. 264 - 146 Av. L'histoire de la Tunisie est celle d'une nation d'Afrique du Nord indépendante depuis 1956. La conquête de la Tunisie par la France a lieu en 1881, lorsque les troupes françaises pénètrent le territoire de la régence de Tunis, alors sous domination de l'Empire ottoman et source de nombreuses intrigues entre puissances européennes.. C'est ainsi que la monarchie est abolie par la constituante le 25 juillet 1957[10]. Des sites préhistoriques datés du paléolithiquefinal (le capsien) ont été mis au jour en Tunisie près de Gafsa. Habib Bourguiba fonde le Néo-Destour. Retrouvez Histoire de la Tunisie contemporaine: De Ferry à Bourguiba 1881-1956 et des millions de livres en stock sur Amazon.fr. Ben Salah est limogé et exclu du Néo-Destour, devenu entre-temps le Parti socialiste destourien, le 9 novembre avant d'être envoyé devant la Haute Cour pour être jugé. En effet, de 1850 à 1881, la Tunisie est sous domination ottomane. Celui-ci avait été aussitôt arrêté mais relâché deux ans plus tard par le gouvernement de Léon Blum... Dès le milieu du XIXe siècle, la Tunisie, beylicat autonome de l'empire ottoman, avait connu une modernisation sans équivalent dans le monde arabe. « Tunisie : le vote de la Constitution, mode d'emploi en 4 points ». Ces guerres s'achèvent par la défaitede Carthage. 146 Av. Sur 193 votants, 149 votent la confiance, vingt votent contre et 24 s'abstiennent. Des attaques liées au soutien actif apporté par les Tunisiens à leurs frères de l’Ouest, au nom des liens historiques ancestraux et de la communauté de destin qui liaient les deux peuples. La succession au pouvoir s'opère dans le cadre apparent de la légalité constitutionnelle et de façon pacifique. Toutefois, Ben Salah est rapidement confronté à de nombreux obstacles, au point que Bourguiba se trouve dans l'impossibilité de continuer à le protéger, surtout lorsque l'expérience de collectivisation forcée se retrouve dans l'impasse. Cette période est surtout marquée par l'irruption de la violence politique : le 18 octobre, le coordinateur de Nidaa Tounes à Tataouine, Lotfi Nagdh, est mortellement blessé à la suite d'une manifestation violente déclenchée par des membres de la Ligue de protection de la révolution[23] ; le 6 février 2013, Chokri Belaïd, un opposant politique, est assassiné en quittant en voiture son domicile du quartier d'El Menzah VI[24],[25]. Pour autant, l'élection de 2004 connaît une campagne nettement plus offensive qu'à l'accoutumée de la part de Mohamed Ali Halouani, représentant du Mouvement Ettajdid, l'un des trois candidats opposés au président sortant, et ce malgré les tracasseries que l'administration lui inflige. Partisans et détracteurs lui reconnaissent d'avoir le courage d'entreprendre un tel acte, eu égard à la stature charismatique de son prédécesseur, et d'avoir « sauvé le pays de la déliquescence » du fait de l'état de santé et de l'âge avancé du « combattant suprême » (surnom de Bourguiba). 20 juin : Zine el-Abidine ben Ali et Leïla Trabelsi sont condamnés à trente-cinq ans de prison chacun pour détournement de fonds publics. Le 16 juin, l'Instance supérieure indépendante pour les élections présente au président de l'assemblée ses propositions pour les dates des scrutins présidentiel et législatif, à savoir le 26 octobre pour les législatives et le 23 novembre pour le premier tour des présidentielles. « Tunisie : un mort dans le Sud lors de violences entre adversaires politiques », Assemblée nationale constituante tunisienne de 1956, Sommet mondial sur la société de l'information, Rassemblement constitutionnel démocratique, Assemblée nationale constituante tunisienne de 2011, Instance supérieure indépendante pour les élections. La nouvellecité se développe rapidement devenant l'une des deux grandespuissances de la Méditerranée avec son grand rival romain. Le gouvernement Jebali obtient la confiance de l'assemblée le 23 décembre, par 154 voix pour, 38 contre et 11 abstentions[20], et entre en fonctions le 26 décembre. En dépit du fait que l'objectif de scolarisation fixé par la réforme n'est pas atteint dans les délais prévus, du fait de la croissance démographique rapide, les résultats sont positifs dans l'ensemble car l'école devient omniprésente, même dans les zones les plus reculées. de l’histoire de la Franc-maçonnerie, en Tunisie, des origines, aux premières décennies La Franc-maçonnerie en Tunisie à l’épreuve de la colonisation (1930-1956) Cahiers de la Méditerranée, 72 | 2006 1. du XXe siècle a été, vraisemblablement, dictée par l’état de sa documentation3. À partir du 18 décembre 2010, le pays fait face à une violente crise sociale, à la suite du suicide d'un jeune chômeur, Mohamed Bouazizi, par immolation à Sidi Bouzid. L'option en faveur du socialisme comme doctrine économique est déterminante dans le choix du système du parti unique, lequel choix est précipité par le complot avorté de 1962 dans lequel trempent des officiers subalternes, d'anciens résistants et d'anciens partisans de Ben Youssef. Les nouveaux corps des gouverneurs et des délégués sont créés et les fonctionnaires français sont remplacés par des fonctionnaires tunisiens. Le gouvernement se consacre, sous la direction de Bourguiba, à la réalisation de ses programmes relatifs au parachèvement de la souveraineté nationale et à la modernisation de la société. « Passation des pouvoirs entre Ali Larayedh et Mehdi Jomaa ». Les détracteurs du régime jugent alors trop lent le rythme du processus démocratique et souhaitent que le régime politique soit plus en phase avec le niveau économique et social atteint par la Tunisie, tandis que ses partisans louent la démarche graduelle du processus, évitant au pays de faire des « sauts dans l'inconnu » qui ont mené ailleurs à une déstabilisation. Le 7ème siècle marque un tournant décisif dans l’itinéraire d’une … L'ouvrage entame son sujet sur une présentation de la situation précoloniale du pays (I.). La contestation contre Ennahdha culmine alors que le renversement en Égypte du président islamiste Mohamed Morsi quelques jours plus tôt, le 3 juillet, fait prendre conscience au parti qu'il joue sa survie politique. Mais elle s’inscrit au-delà pour couvrir l’histoire du territoire tunisien depuis la période préhistorique du Capsien et la civilisation antique des Puniques, avant que le territoire ne passe sous la domination des Romains, des Vandales puis des Byzantins.